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7.Créatine, ATP et effort sportif, partie 2 |
Le rôle de la créatine dans la synthèse de l'ATP pour produire de l'énergie
Le mode de dégradation de l'ATP en énergie est fort simple. L'ATP se nomme triphosphate car il est composé de trois ions phosphates. Lors de son utilisation, deux composés sont produits : l'énergie utilisée par le muscle et un déchet : l’ADP (adénosine diphosphate). La production d'énergie s'opère donc par suppression d'un ion phosphate à l'ATP, qui devient alors ADP.
Cet ADP est un déchet (il ne faut pas s'en inquiéter, c'est normal, quasiment toutes les réactions chimiques produisent des déchets) et ne peut pas être utilisé tel quel pour produire d'énergie. Mais il existe une astuce, qui représente tout l'intérêt de la créatine : si on donne un nouvel ion phosphate à l'ADP, il redevient ATP donc énergie ! Rappelons que la créatine absorbée ou synthétisée est transformée en créatine phosphate par le corps. Elle dispose donc d'un ion phosphate. Et c'est là que se situe son mode d'action. La créatine présente dans le muscle peut interagir avec l'ADP et lui céder son ion phosphate pour qu'il redevienne ATP. Elle permet donc de régénérer de l'ATP et ainsi de fournir de l'énergie au muscle pour les contractions musculaires. En théorie, avec une quantité illimitée de créatine, cette fourniture d'énergie pourrait donc se dérouler sans fin. Bien évidement ceci n'est pas possible car le stockage de créatine par les muscles est limité et la réaction chimique n'est pas toujours efficace à 100%. On comprend donc l'intérêt de la créatine : plus les muscles contiennent de créatine, plus la quantité d'ATP pouvant être régénérée sera importante et plus le muscle pourra continuer son effort.
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